Les points de vigilance avant de reprendre une agence immobilière

Vous souhaitez posséder votre propre entreprise et envisagez de reprendre une agence immobilière ?

Reprendre une société existante peut sembler moins difficile que de partir de rien. Il s’agit cependant d’une aventure entrepreneuriale qui vous demandera du temps, des compétences, beaucoup de passion, mais aussi de la rigueur et de la méthode.

Découvrez dans cet article les 7 points à connaître pour réussir la reprise d’une agence immobilière, et tous nos conseils pour vous accompagner dans ce projet ambitieux. Atouts et points faibles de l’agence immobilière que vous comptez reprendre seront méthodiquement examinés pour vous permettre d’aborder plus sereinement la reprise. Suivez le guide !

1. L’analyse du local utilisé par l'agence

Le premier point de vigilance lors de la reprise d’une agence immobilière, est l’évaluation du local.

Avant tout, examinez attentivement le droit au bail : prix du loyer, conditions de renouvellement... et assurez-vous ainsi que les termes du contrat vous conviennent ou que vous pouvez les modifier selon vos attentes et vos besoins.

Si ces éléments sont satisfaisants, vous pouvez alors passer à l’examen des locaux à proprement parler. Assurez-vous qu’ils répondent bien à tous vos critères, tant en terme de surface que d’agencement et d’état général.

Il ne sert à rien de louer un local trop grand qui vous coûtera plus cher ou de se résoudre à prendre un local trop petit dans lequel vous serez vite à l’étroit (pensez au stockage des dossiers, à la place dont vous devez/souhaitez disposer pour recevoir votre clientèle dans les meilleures conditions). Vous changeriez alors rapidement pour un local plus grand, ce qui nécessite un investissement financier mais également un investissement en temps (recherche, signature, etc.).

Si vous jugez la surface trop petite, renseignez-vous sur la disponibilité éventuelle d’un local mitoyen.

Le local de votre agence immobilière doit également être bien agencé et pas trop vétuste. Il ne faudrait pas en effet que son aspect repousse la clientèle.

Vous pourrez toujours procéder à des travaux de réaménagement mais vérifiez cependant que votre bailleur est d’accord et n’hésitez pas à demander une remise sur le prix initial en échange des travaux de rénovation que vous envisagez. Pour négocier en toute connaissance de cause, pensez à demander plusieurs devis pour ces travaux.

Vous devrez également procéder à une vérification du niveau de vétusté du local au moment de l’état des lieux. En effet, pour tout local destiné à accueillir du public, des normes strictes s’appliquent. Comme pour les travaux de réaménagement, les travaux de mise aux normes doivent être bien anticipés.

Bien choisir l’emplacement du local d’une agence immobilière

Enfin, avant de décider si vous allez ou non reprendre le local existant pour votre agence immobilière, vous devrez procéder à une étude approfondie de l’emplacement.

Le local est-il situé dans un endroit assez fréquenté ? S’agit-il d’un quartier commerçant, résidentiel, de centre-ville, d’affaires ?

Assurez-vous que la localisation est en cohérence avec votre projet. On préférera un quartier haut-de-gamme pour une agence spécialisée dans les biens d’exception par exemple et un quartier de bureaux pour une agence spécialisée dans l’immobilier professionnel.

Vous devrez également veiller à ce que l’agence immobilière soit bien visible depuis la rue, à ce que la taille de la vitrine vous permette de présenter les biens en location et à la vente.

Demandez-vous aussi si l’agence est facilement accessible. Le local est-il bien desservi par les transports en commun ? Y a-t-il un parking à proximité ?

Il conviendra également de se faire une idée précise de l’activité du quartier. Est-il vivant avec suffisamment de passage ? Quelle est la population qui le fréquente ? Examinez aussi l’ensemble des commerces de la zone. Les boutiques de la rue sont-elles plutôt pleines ou vides ? La fréquentation varie-t-elle beaucoup entre la journée et le soir ? Entre la semaine et le week-end ?

N’hésitez pas à échanger avec les commerçants qui seront vos potentiels voisins pour mieux vous rendre compte de l’atmosphère et de la vitalité du secteur.

2. L’étude de la concurrence

Point suivant à prendre en compte lors d'une reprise d'agence immobilière : la concurrence à proximité.

Evaluez le nombre d’agences immobilières dans votre environnement immédiat (quartier) et dans la commune, et posez-vous les questions suivantes :

  • Sont-elles nombreuses ? Proches de votre futur local ?
  • Sont-elles positionnées sur le même segment que vous en visant la même clientèle ?
  • Quel impact pensez-vous que cela aura sur la fréquentation de votre agence ?

Ces questions devraient vous conduire à opter pour un positionnement original afin de vous démarquer des concurrents (horaires d’ouverture étendus, biens d’exception, recherche par critères et inscription à la visite en ligne, etc.).

Pensez aussi que dans certains cas, l’implantation de nombreuses agences immobilières proches de la vôtre peut être une force, les futurs acquéreurs pouvant privilégier un quartier comptant de nombreuses agences afin de faire le tour des offres rapidement…

Enfin, renseignez-vous sur le type des agences immobilières situées près de la vôtre. S'agit-il d'indépendants ou de franchises, de succursales de grands groupes ? Ces agences semblent-elles bien fonctionner ou sont-elles en difficulté ? Cela vous aidera à déterminer si l’emplacement actuel favorisera votre activité.

3. Analyse de la clientèle et de l’offre de l'agence

La reprise d’une agence immobilière doit s’accompagner d’une analyse approfondie de la clientèle et de l’offre commerciale actuelle de l’agence.

La clientèle actuelle

S’agit-il de particuliers, de professionnels ou d’une combinaison des deux ? Vous devrez en tirer les conséquences sur les types de biens le plus souvent mis en vente et sur leur valeur moyenne ainsi que sur la cyclicité de l’offre. En effet, on ne vend pas un bien de l’immobilier résidentiel à la même fréquence qu’un bien de l’immobilier commercial.

Ce sera alors l’occasion de vous demander si l’agence que vous visez présente, de par la typologie de sa clientèle, un risque de concentration. Par exemple, une grosse partie de l’activité est-elle générée par quelques clients qui confient un portefeuille de biens important en location-gérance ou une poignée d’investisseurs très actifs ces dernières années ?

Si c’est le cas, mieux vaut savoir s’ils comptent maintenir la situation. De cela dépendra pour vous la possibilité de maintenir votre niveau de chiffre d'affaires.

L'offre de services

Demandez-vous aussi quels services sont proposés par l’agence : seulement de la vente ? De la location aussi ? Sous sa forme la plus simple ou en location-gérance ? Les services proposés ont un impact considérable sur le chiffre d’affaires.

Ainsi, la location-gérance garantit des revenus certes relativement faibles mais réguliers. Les transactions, en revanche, plus irrégulières et donc plus incertaines, apportent aussi des rentrées d’argent bien plus conséquentes. Le cycle est aussi beaucoup plus long. Il s’écoule parfois plusieurs mois entre la mise en vente et le paiement des commissions.

Attachez-vous ensuite à l’analyse de la clientèle et notamment à l’évaluation de sa satisfaction. Les clients sont-ils satisfaits du service ? Échangez avec quelques-uns d’entre eux. Si l’agence immobilière possède un site Web et des avis sur Google par exemple, épluchez-les pour savoir quelle est la satisfaction globale mais aussi quelles sont les forces et les faiblesses de l’agence.

Demandez-vous aussi quels sont les services qui génèrent le plus de chiffre d’affaires et si les tarifs pratiqués sont compétitifs par rapport aux autres agences.

L'équipe de l'agence reprise

Vous devrez ensuite vous pencher sur la composition de l’équipe et notamment savoir si vous allez exercer seul ou avec des collaborateurs (et, si oui, combien). Qui possédera la carte professionnelle (carte T des agents immobiliers) et quel sera donc le statut de vos collaborateurs éventuels.

Si vous reprenez une agence immobilière avec le personnel qui y travaille, déterminez si les agents en exercice possèdent une réelle expérience et si vous pourrez compter sur eux? Quels sont leurs points forts et leurs points faibles ?

Le dévouement et l’expertise de l’équipe sont des points essentiels pour le succès de la reprise, mais ne sont pas tout. Prenez aussi le pouls de l’équipe, voyez comment l’agence fonctionne : si l’ensemble des collaborateurs est satisfait, si l’un ou plusieurs d’entre eux souhaiteraient dès améliorations et lesquelles.

N’oubliez pas : il est toujours plus agréable de déceler des problèmes d’organisation ou d’entente entre les membres de l’équipe au moment d’acheter une agence immobilière que de les découvrir au commencement de son activité et de devoir y faire face alors que l’on est débordé...

4. Étude de la stratégie commerciale de l’agence

La reprise de l’agence immobilières devra aussi s'accompagner d'une analyse de la stratégie commerciale de cette dernière afin de savoir s'il faut continuer sur la lancée ou, au contraire, amorcer un virage destiné à améliorer le plan marketing.

Évaluez en premier lieu la façon dont les clients (réels et potentiels) entendent parler de l’agence.

Diffuse-t-elle des annonces en ligne sur des sites spécialisées comme Seloger.com, Paru-Vendu,  ou sur des sites généralistes comme Le Bon Coin ? Quelle image et quel accroissement de sa notoriété l’agence peut-elle en retirer ? Evaluez au mieux les retombées associées au coût de ces initiatives.

Il vous faudra également savoir si l’agence dispose d’une base de données clients à jour, de quelle taille et, surtout, vérifier si elle est bien conforme aux normes sur la collecte et l’utilisation des données personnelles. Demandez-vous également si cette base de données est exploitée d’un point de vue commercial et comment. Des améliorations sont-elles possibles ?

Autre information-clé à examiner : le site internet. L’agence possède-t-elle un site Web ? Si oui, évaluez le design, l’expérience utilisateur, la qualité du référencement, le trafic et les leads générés. S’agit-il d’un atout ou d’un moyen de communication à revoir en profondeur pour améliorer l’image et la notoriété de l’agence ?

Enfin, demandez-vous quelles sont les autres actions de communication et marketing mises en place par l’agence immobilière. Quels sont leurs coûts et leurs retombées ? Pouvez-vous identifier des opportunités non exploitées ?

5. Analyse de la réputation de l’agence immobilière

Penchez-vous ensuite sur la réputation de l’agence immobilière. Le bouche à oreille est-il positif ? N’hésitez pas à interroger des riverains ainsi que les commerçants de la rue.

Les avis en ligne sont-ils positifs ? Prenez en compte les avis Google, les autres formes de notation qui pourraient exister. Prenez également le temps de procéder à une recherche approfondie de tout ce qui a pu se dire et s’écrire sur la toile via des moteurs de recherche.

N’écartez aucune source d’informations : presse, forums, avis...Tout est pertinent pour avoir le retour le plus complet possible.

Épluchez toutefois avec une attention particulière tout ce qui a pu sortir dans la presse ces dernières années : presse spécialisée dans l’immobilier, mais aussi presse généraliste et presse locale. Toutes n’ont pas la même cible mais toutes ont leur importance.

En prenant en compte tous ces points de référence, vous saurez quels axes améliorer et quels moyens supplémentaires vous devrez mettre en œuvre.

6. Analyse de la performance financière historique de l'agence immobilière à vendre

La reprise d'une agence immobilière implique aussi une étude approfondie de la performance financière historique. Cette dernière vous servira à évaluer avec objectivité et réalisme la rentabilité de l’agence que vous envisagez de reprendre.

Le chiffre d'affaires et son évolution

Pour cela, il convient d'analyser en premier lieu l'évolution du chiffre d'affaires sur les 3 dernières années (éventuellement les 5 dernières années), à la fois en volume (nombre de biens vendus/loués) et en valeur (augmentation des prix d’achat et/ou de location), tout en tenant compte de l’augmentation générale du volume de transactions et des prix du secteur de l’immobilier.

En effet, une augmentation du chiffre d’affaires de l’agence de 3% peut sembler satisfaisante, mais si le marché a progressé de 10% dans sur la même période, cela signifie que l'agence perd des parts de marché.

Demandez-vous toujours quelles sont les causes de l’évolution du chiffre d’affaires et quelles performances vous pouvez anticiper. Par exemple : faut-il s'attendre à une baisse de l'activité suite à un changement de la fiscalité dans les années à venir ?

Veillez aussi à repérer l'éventuelle saisonnalité du chiffre d'affaires. La fin de l’année scolaire ou le début de la nouvelle année civile par exemple correspondent-elles à des périodes de forte hausse des transactions ? Interrogez-vous sur les facteurs de hausse et de baisse et sur les moyens d'anticiper les évolutions du chiffre d'affaires.

La structure de coûts, l'EBE, et la trésorerie générée par l'entreprise

Afin d'évaluer le niveau de rentabilité actuel et le potentiel d'amélioration éventuel, il faudra également vous intéresser à la structure de coûts et à l'excédent brut d’exploitation (EBE) dégagé par l'agence sur les dernières années.

Voici quelques questions à vous poser sur la structure de coûts :

  • Quels sont les principaux postes de dépenses ?
  • Quelle a été l'évolution de la structure de coûts sur les dernières années ?
  • La masse salariale semble-t-elle sous contrôle ?
  • Quelle évolution des coûts faut-il anticiper dans les années à venir ?
  • Existe-t-il des opportunités de réduction des coûts ?

Procédez également à une étude de l'évolution de l'EBE, qui mesure la rentabilité opérationnelle de l'entreprise, et de la marge d’EBE (EBE / chiffre d'affaires). La rentabilité de l'entreprise est-elle stable ? Quelle performance faut-il anticiper ?

Enfin, intéressez-vous à la trésorerie dégagée ou consommée par l'entreprise :

  • Le flux de trésorerie opérationnel est-il positif ?
  • Est-il suffisant pour faire face aux engagements financiers ?
  • Faut-il prévoir des investissements importants sur les années à venir (remplacement de véhicules par exemple) ?

Le business plan de reprise

Pour évaluer la viabilité financière du projet de reprise et convaincre vos partenaires financiers de vous suivre dans l'aventure, vous devrez élaborer un business plan de reprise.

C'est ce document qui servira de référence pour présenter votre projet professionnel lors de votre recherche de financement.

De façon simplifiée, un business plan de reprise d'agence immobilière se compose de deux parties :

  • Une partie rédigée servant à présenter le projet et convaincre de ses atouts
  • Une partie financière mettant en avant le besoin de financement et le potentiel de rentabilité de votre projet

Faire appel à un logiciel spécialisé présente en effet plusieurs avantages :

  • Vous êtes guidé dans la rédaction par des instructions détaillées et des exemples pour chaque partie du plan
  • Vous pouvez vous inspirer de modèles de business plans déjà rédigés
  • Vous réalisez facilement votre prévisionnel financier en laissant le logiciel s'occuper pour vous des aspects comptables
  • Vous obtenez un document professionnel, mise en forme, et prêt à être envoyé à votre banquier

 

7. Analyse des motivations du vendeur et des termes du contrat de cession

Dernier élément clé à prendre en compte lors de la reprise d’une agence immobilière : les motivations du vendeur.

Faites votre petite enquête pour vous assurer que le vendeur a un motif légitime de vente (retraite, déménagement, reconversion professionnelle, etc.) et qu’il ne cherche en aucun cas à se débarrasser de son affaire en raison d’une anticipation de la dégradation de la rentabilité. Si c’est le cas, passez votre chemin !

Il convient également d’être particulièrement attentif aux termes du contrat de cession. Sachez que, pour être valide, le contrat de cession d’un fonds de commerce, doit obligatoirement indiquer le prix, les circonstances des lesquelles le précédent propriétaire a acquis le fonds (cession, création, succession, etc.) ainsi que les éléments du bail commercial.

Comme ces dispositions sont éminemment techniques et véritablement importantes, nous vous conseillons de vous faire accompagner par un avocat spécialisé qui sera à l’aise avec les nombreuses contraintes réglementaires inhérentes à ce type de document.

Source:  Les points de vigilance avant de reprendre une agence immobilière

Relooker votre CV pour le rendre viral et désirable

Vous avez la plus belle expérience du monde, mais vous la décrivez mal dans votre CV. Attention, à notre époque de communication, la forme est aussi importante que le fond. Et si vous relookiez votre CV !?

 

Changer votre look et votre style

Avant, les CV étaient exclusivement consultés sur papier, et une police comme Times New Roman était plus facile à lire sur papier. Aujourd’hui, ils sont lus en ligne, et les polices sans empattement passent mieux sur un écran, telles que Calibri, Gautomi ou Verdana. Le style peut être plus sophistiqué, intégrer la couleur dans les en-têtes, des cadres pour mettre en exergue les éléments importants. Jadis on y incluait des graphiques et des logos pour attirer l’attention sur les spécificités ou des certifications. Aujourd’hui, le CV est scanné par un ATS (Applicant Tracking Software), mieux vaut éviter graphiques, tableaux et logos qui peuvent être brouillés. Oubliez le CV sur papier, la seule fois où vous avez besoin d’une copie, c’est lorsque vous vous présentez à un entretien de recrutement dans une interview en face-à-face.

Formater votre CV au logiciel de numérisation

Ce logiciel est de plus en plus utilisé par les employeurs pour optimiser le processus de recrutement. L’application analyse les curriculum vitae et les filtre à partir de mots clés, dans le but d’éliminer les candidats et réduire la charge de travail des Ressources Humaines. Vous devez vous plier aux règles du système ATS : si votre CV ne comprend pas les bons mots clés, il atterrit dans la corbeille en ligne et ne serez jamais lu par un être humain. Les mots-clés sont généralement les compétences acquises par la formation et l’expérience. Pour passer le processus de numérisation ATS, vous devez créer un CV ATS avec uniquement des symboles de votre clavier (tels que *, #, —), des traits s’ils ne touchent pas le texte, évitez l’en-tête ou pied de page qui ne peuvent pas être lus ou interprétés par le logiciel, et scandez votre CV de titres : expérience professionnelle, formation, attestations, expertise technique ou technologies maîtrisées. La lettre d’accompagnement, également analysée selon les mêmes principes vous offre une excellente occasion pour ajouter d’autres mots-clés, qui augmentent vos chances d’être sélectionné.

L’adresse physique est devenue obsolète

Restez simple, juste votre nom, votre numéro de téléphone et votre adresse e-mail, sans marquer « E-mail » ou « mobile », mais précisez votre adresse sur LinkedIn, l’url de votre blog ou de votre site. L’adresse physique, de moins en moins utile devient en plus obsolète, vous n’envoyez pas votre CV par la poste, et ne recevrez pas de courrier traditionnel pour vous inviter à un entretien de recrutement ou vous informer d’une réponse négative.

Personnaliser votre CV pour chaque employeur ciblé

Avant on restait dans une profession la plupart du temps toute une carrière, un CV standard suffisait. Aujourd’hui, vous devez être agile, changer fréquemment, assumer des responsabilités différentes, vous adapter aux changements technologiques. Un CV ne suffit plus. Au lieu de créer un super CV passe-partout, personnalisez-le chaque fois que vous êtes candidat à un poste. Commencez avec un titre qui signe votre marque personnelle en 4 à 5 mots, puis votre profil en 3 à 4 lignes qui vous mettent en valeur aux yeux de l’employeur cible. Faites preuve d’imagination et évitez les phrases comme «solides compétences » «motivé», «axé sur les résultats» et « esprit d’équipe. » Viennent ensuite vos compétences de base. Le mieux est de regarder le poste proposé et d’intégrer ces compétences souhaitées dans votre présentation, ce qui aidera et rassurera le responsable du recrutement.

Votre CV numérique se prolonge dans les réseaux sociaux

Les longs CV historiques sont morts, mais ne faites pas l’erreur de raccourcir simplement votre CV. Ce n’est pas une question de longueur mais de contenu. Montrez vos responsabilités et réalisations les plus récentes et pertinentes, avec les résultats quantifiés pour chaque poste. Votre CV contient 100% de pertinence si son contenu démontre que vous saurez réussir dans l’entreprise à laquelle vous vous adressez. Prenez le temps de le mettre à jour pour développer sa viralité.  Au-delà du document, le CV se prolonge dans votre profil LinkedIn, les médias sociaux, votre blog… le tout dans une stratégie de branding et de communication moderne. Nouvelle approche, réactivité au changement, à embrasser « ce qui est actuel » vous évite de devenir « ce qui n’est plus ».

Source: Relooker votre CV pour le rendre viral et désirable


Le boom de l’immobilier booste le marché des annonces emploi

La concurrence entre les recruteurs s’exacerbe

Malgré la crise des «gilets jaunes» ou le prélèvement à la source, autant d’événements que les professionnels redoutaient comme autant de causes de perturber les habitudes fiscales, le marché de l’immobilier se porte bien. Dans la période d’incertitude que nous traversons, certains le considèrent comme une valeur qui rassure. La forte croissance des transactions, particulièrement en hausse sur Paris qui bénéficie de l’effet Brexit, amène tous les acteurs de l’immobilier à rechercher des collaborateurs. Tous les métiers sont demandeurs, comme ceux d’agent immobilier, de juriste, de promoteur immobilier, de syndic de copropriété… ou de négociateurs, cette recherche de talents passant par le marché de l’offre offre emploi immobilier qui s’en trouve d’autant plus dopé. La concurrence entre les recruteurs s’exacerbe et les annonces de recrutement plus que jamais doivent impacter avec efficacité les candidats qui ont de plus en plus de choix.

Les métiers qui recrutent dans l’immobilier

A priori cette dynamique profite à tous les métiers, certains sont plus impactés que d’autres comme celui de l’agent immobilier, du juriste, ou encore du syndic de copropriété. L’agent immobilier, le plus connu du grand public, accompagne l’acquéreur d’un logement ou le locataire en lui facilitant le déroulement de son achat ou de sa location. C’est un chasseur d’appartements, de maisons ou de locaux industriels ou commerciaux, un homme de relation, très empathique, à la fois sur le terrain et connaissant ses dossiers, un fin psychologue qui sait rapprocher un acheteur et un vendeur. A chaque transaction des aspects juridiques exigent souvent l’intervention d’un juriste expert en immobilier. Il conseille tous les acteurs de l’immobilier sur les règlementations et la législation dans l’optique de défendre les intérêts de ses interlocuteurs, comme la rédaction des actes authentiques de vente et le règlement d’un litige. Le promoteur immobilier lui prospecte pour acquérir des terrains, il monte le financement de constructions qu’il lance, suit les opérations, et commercialise ses réalisations. Ce que l’on appelle un expert immobilier estime la valeur vénale ou locative d’un bien, après avoir scrupuleusement visité un bien, il l’expertise, fait vérifications obligatoires et diagnostics techniques, valide le prix par rapport au marché et émet un avis argumenté. Quant au syndic de copropriété il gère pour les copropriétaires les parties communes et les équipements collectifs des immeubles partagés, en matière de sécurité des lieux, d’entretien des parties communes, des comptes de l’immeuble, et prend des décisions lors des assemblées générales.

Les secrets d’une annonce emploi immobilier qui percute

L’annonce d’emploi immobilier sérieuse répond à plusieurs critères : elle a un titre clair et précis en utilisant des mots qui parlent aux candidats, elle se différencie des autres pour être repérée dans la masse des annonces, avec une accroche qui arrête le candidat pour qu’il lise l’annonce. Chaque population est sensible à des mots et à des infos, le commercial ou le gestionnaire se sent interpellé avec les mots clés de ce secteur, et la précision du périmètre du poste. Une annonce sérieuse met le nom de l’entreprise qui recrute car une annonce anonyme génère nettement moins de candidatures. De plus le candidat peut être un client, mieux vaut sentir la marque employeur, la culture, les valeurs de l’entreprise, et fait ainsi la différence. Un dernier point, toute mention de l’âge, à la situation familiale, au sexe, à la race ou la religion… sans lien direct avec le poste est proscrite.

Source: Le boom de l’immobilier booste le marché des annonces emploi


Open data immobilière : menace ou opportunité pour la profession ?

Le prix, la date et la nature de tous les biens vendus en France ces 5 dernières années sont désormais librement accessibles en ligne à n’importe quel internaute. Le 24 avril dernier, la direction générale des finances publiques a officiellement ouvert les vannes de sa base DVF, que les grands acteurs du web immobilier n’ont pas tardé à exploiter. Les agents immobiliers doivent-ils s’inquiéter ?

Toutes les valeurs foncières déclarées depuis 2014 lors des mutations immobilières sont désormais publiques : une mesure prévue par un décret signé en décembre dernier dans le cadre de la loi ESSOC. Jusque-là, les contribuables pouvaient déjà glaner quelques informations à titre personnel dans la base Patrim du site des impôts, sans pouvoir toutefois avoir une vue d’ensemble des prix de vente dans un quartier donné.  Pour les plus courageux, les fichiers bruts de cette base DVF (la grande sœur de Patrim) seront dorénavant téléchargeables sur le site cadrastre.data.gouv.fr. La mission Etalab, chargée de la politique open data du gouvernement a, en outre, développé une application permettant au grand public d’identifier un peu plus facilement des informations foncières clés sur la carte cadastrale : date et prix de vente du bien (hors honoraires), type de bien, nombre de pièces, surface habitable et superficie au sol, etc.

Vers des estimations en ligne plus précises ?

Face à cet afflux gratuit de données publiques en or massif, les spécialistes de la data immobilière se sont empressés de développer leurs propres outils destinés aux vendeurs et acquéreurs lambda. Ainsi, SeLoger propose, depuis le 26 avril, un moteur de recherche de tous les biens vendus ces 5 dernières années, accolé à sa fonctionnalité d’estimation en ligne : un outil pour l’instant discret et plutôt basique, qui n’est pas encore lié à une cartographie. "Cette nouvelle data va aussi enrichir nos algorithmes. Mais il faut relativiser l’importance de ces données : les biens vendus ne sont qu’un critère parmi d’autres pour estimer le prix d’un bien. Il faut aussi être capable d’évaluer la tension de la demande sur un secteur et l’évolution des prix sur une région donnée. Au final, c’est l’expérience de l’agent immobilier et sa connaissance du secteur qui va faire la différence. Savoir qu’un appartement a été vendu 250 000 euros à Bordeaux en 2014 a peu de sens", indique Olivier Le Gallo, directeur marketing de SeLoger.

De son côté, Meilleurs Agents, qui a fait de la transparence des prix immobiliers son fonds de commerce depuis une décennie, vient de dégainer une nouvelle carte interactive, plus « user-friendly » que celle du gouvernement. Elle permet d’identifier, en un coup d’œil, le prix des transactions récentes dans un quartier donné, avec une mention claire et sans équivoque de l’adresse des biens concernés. Pour chacun d’entre eux, le site propose en outre une estimation du prix réactualisé, tenant compte des fluctuations du marché. Cette démarche d’open data "est une inflexion culturelle majeure dans notre pays. Je comprends les inquiétudes des agents immobiliers mais je veux les rassurer. La complexité des données de cette base DVF va faire prendre conscience aux Français qu’estimer un bien immobilier est véritablement un art", assure Sébastien de Lafond, CEO de Meilleurs Agents.

Des craintes légitimes ?

Nouvelle étape de la mutation digitale du métier, cette transparence totale sur le prix des transactions va assurément faire évoluer les pratiques professionnelles des agents, qui devront composer avec des clients toujours plus informés. Le marché entre particuliers va-t-il en bénéficier ? "Même si un particulier peut avoir accès aux résultats de son test sanguin, il aura toujours besoin d’un médecin pour les interpréter", analyse François Gagnon, Président du réseau ERA. Pour lui non plus, cette nouvelle donne "à l’américaine" ne doit pas être perçue comme une menace, mais comme un atout. "Lorsqu’on enterre l’incertitude, on gagne en confiance et on fluidifie le marché. C’est une bonne nouvelle pour le vendeur, pour l’acquéreur, mais aussi pour l’agent immobilier qui va pouvoir s’appuyer sur des données objectives et incontestables pour rassurer ses clients", conclut-il.

Source: open data immobilière, menace ou opportunité pour la profession?

Recrutement: misez sur les soft skills !

Face à des dizaines de CV pour un poste, trouver le bon profil est toujours un défi. Au-delà des compétences techniques ou savoir-faire, l’évaluation des soft skills ou « savoir-être » monte en puissance dans les processus de recrutement. Pourquoi et comment ? Éléments de réponse.

Créativité, esprit critique, capacité de négociation, fibre intrapreneuriale... Ces mots fleurissent dans les offres d’emploi tandis que lors des entretiens se multiplient les questions telles que « En quoi votre vie associative pourrait m’inciter à vous recruter ? », « Qu’avez vous appris de vos erreurs ? ». Les recruteurs cherchent ainsi à identifier les soft skills des candidats, autrement dit toutes les compétences qui ne sont pas liées à un savoir-faire technique et qui relèvent du savoir-être. Cette expression réunit en effet des traits de personnalité explorés depuis longtemps via des tests, mais surtout des compétences qui permettent d’interagir efficacement et harmonieusement avec l’environnement, qu’il s’agisse de s’adapter à autrui ou à une situation déstabilisante. Exemples : la capacité à gérer ses émotions, à travailler en équipe transverse, la confiance en soi ou l’optimisme. On sait aujourd’hui que ces compétences humaines, d’une part permettent d’optimiser les hard skills et donc de mieux réaliser ses missions, d’autre part constituent un potentiel que chacun peut développer. De quoi éclairer le choix entre deux candidats.

Un engouement croissant

Si les entreprises s’intéressent de plus en plus aux softs skills, c’est qu’elles ont de multiples vertus. « À diplôme identique, elles permettent au recruteur d’identifier la singularité d’un profil et les compétences interpersonnelles qui vont fluidifier son relationnel, d’évaluer si le candidat va répondre aux attentes, s’épanouir, s’adapter au quotidien et aux imprévus » explique Julien Bouret, cofondateur avec Jérôme Hoarau de CreapreZent et coauteur avec lui de Le Réflexe Soft Skills1. Grâce à elles, le nouvel embauché va également s’intégrer facilement, être plus rapidement opérationnel et performant. À plus long terme, il sera capable d’évoluer dans l’entreprise : « Plus on a de soft skills, plus on développe ses hards skills, ses connaissances et ses compétences, car on est curieux, motivé… Et on sait gérer son temps » commente Caroline Guichet, consultante RH du cabinet de recrutement Émergences RH à Nice.
Autre intérêt des soft skills, elles sont « contagieuses » : la prise de conscience, l’esprit d’entreprendre, la confiance en soi et la synergie créent un cercle vertueux pour en développer d’autres. Comment ? « Si je prends conscience, par exemple, que je sais gérer mon stress dans telle situation et veux m’améliorer, je vais apprendre à le gérer dans d’autres. Et, plus je vais être confiant dans mes capacités à y parvenir, plus cette confiance, par effet domino, va mettre mon entourage en confiance et l’aider à diminuer son stress » répond Julien Bouret. Enfin, l’entreprise est plus performante avec des équipes soudées et mieux armées, des collaborateurs capables de rebondir et d’apprendre en continu. Résultat, dans un contexte d’incertitudes et d’évolution accélérée des compétences techniques, 52 % des DRH accordent autant d’importance, voire davantage, aux soft skills qu’aux hard skills2. Signes révélateurs : dans des grandes entreprises, des budgets formation sont dédiés pour développer les soft skills ; des start-up les considèrent dans leurs recrutements comme essentielles à leur survie. En 2016, des cours consacrés aux soft skills ont été créés dans l’enseignement supérieur, comme au pôle Léonard de Vinci.

Les identifier et les détecter

Reste à savoir comment les intégrer dans un processus de recrutement, en évitant quelques pièges liés à leur subjectivité ou à leur caractère plus difficilement mesurable. Indiquer des soft skills dans l’offre d’emploi est utile mais il faut les contextualiser pour permettre aux candidats de comprendre les enjeux du poste et ce que recouvre plus précisément chaque soft skill. Les RH disposent aujourd’hui d’outils pour aider à les détecter. « Par exemple, l’algorithme “Place des Talents”, que nous avons mis au point avec des chercheurs de l’IRP3 de Montréal, dépasse les tests de personnalité classiques : il met en valeur les aptitudes, les capacités, et les projettent dans un poste précis, en présentant les compétences sur des échelles allant de “très faible à très élevé” » explique Marion Pageot, fondatrice d’Altagile, où cinq personnes développent des solutions RH digitales depuis 2015. Modulopi, start-up dijonnaise de 12 salariés, spécialisée dans l’intégrité des données techniques ferroviaires, y a recours pour recruter des data managers. « Nous ne cherchons pas de qualification, ni d’expérience particulière. Les candidats sont sélectionnés pour leur potentiel et leur envie d’intégrer notre start-up. C’est pourquoi nous avons renseigné le logiciel “Place des Talents” pour que l’implication et la flexibilité, qualités majeures pour le poste, soient les premières informations que nous regardions. Nous les utilisons comme des indicateurs qui seront confirmés, ou non, lors de la rencontre avec les postulants » explique Marie Florensa, RH manager de Modulopi.

D’autres outils de recrutement affinitaire axés sur l’évaluation de la personnalité et de l’intelligence émotionnelle des candidats déterminent le type d’emploi et d’entreprise qui leur correspond le mieux. Les séances d’assessment, qui permettent d’observer les réactions des candidats en situation, peuvent aider à la sélection des candidats. Si ces dispositifs accélèrent la présélection, les entretiens restent décisifs pour confirmer les soft skills. C’est le moment d’observer si l’attitude du candidat est en phase avec son discours, de commenter son CV et les résultats de tests – comme l’oblige la loi Aubry –, de creuser ses expériences, ses talents relationnels, son état d’esprit et ses capacités à réagir.

Être efficace en quatre conseils

Le premier conseil : former les RH et les managers aux softs skills car il est difficile de repérer celles des autres et de les vérifier si l’on n’a pas identifié et cultivé les siennes. « C’est le moyen le plus puissant pour les détecter en orientant ses questions » constate Julien Bouret. D’autant que rares sont les candidats à les mettre en avant. « On peut facilement passer à côté du bon profil. Il n’y a pas que les jeunes qui sont dynamiques. La théorie doit être ancrée dans la pratique, au plus près des besoins du manager pour le poste » souligne Caroline Guichet.
Le deuxième : croiser les regards du RH, du n+1, des membres de l’équipe et, lors d’une prise de références, demander comment le candidat collaborait ou réagissait, etc.
Le troisième : s’outiller d’un test d’intelligence émotionnelle par exemple, mais aussi vérifier que son test de personnalité est au point ou faire évoluer sa grille d’entretien.
Et enfin, auditer régulièrement ses derniers recrutements : pourquoi ont-ils été un succès ? Identifier les éléments clés qui ont fait la différence permet d’apprendre à recruter les soft skills indispensables.

1 Julien Bouret et Jérôme Hoarau, Le Réflexe Soft Skills, les compétences de leaders de demain, Dunod, 2014.
2 Enquête réalisée par un institut de sondage indépendant pour Robert Half en avril 2016 auprès de 200 directeurs des ressources humaines en France.
3 Institut de recherche psychologique.

source: recrutement, misez sur les soft skills!

 


Faut-il vraiment faire disparaître les agences immobilières?

Henry Buzy-Cazaux, président fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers, dénonce les propos de la présidente du groupe de Particulier à particulier qui juge les agences immobilères inutiles et car trop chères et sans valeur ajoutée.

Les Grandes Écoles de management - l’auteur de ces lignes dirige l’une d’elles - ont trop longtemps enseigné aux futurs managers l’art de la guerre commerciale. Elles en ont mis dans leurs esprits qu’on devait conquérir des marchés comme des pays, par les armes et avec des attitudes belliqueuses. Le concurrent était désigné comme un ennemi à abattre, jamais comme un simple compétiteur, moins encore comme un confrère. On a aussi trop longtemps cru que désigner un intégrateur négatif, souvent le leader à évincer, pouvait tenir compte de stratégie. S’arcbouter contre un concurrent décuple sans doute les forces et donne la hargne nécessaire.

Pourtant, tout cela est faux. On gagne parce qu’on est meilleur, parce qu’on propose un produit ou un service de plus haute qualité, ou encore un rapport optimisé entre le prix et les caractéristiques intrinsèques du produit fabriqué ou du service apporté. Et puis sur la plupart des marchés il y a de la place pour plusieurs acteurs et les luttes fratricides coûteront plus à chaque protagoniste que la concertation et le partage, l’entente - en un sens non répréhensible par les principes du droit commercial -. Le choix que vient de faire en donnant une interview à France Info la présidente du groupe De particulier à particulier, publiée il y a quelques heures, est à cet égard singulier. Elle dit purement et simplement qu’elle souhaite la disparition des agences immobilières, trop chères, sans valeur ajoutée, qui empochent chaque année 6,2 milliards d’honoraires alors qu’elle permet aux particuliers de réaliser une transaction pour 17 fois moins cher qu’un professionnel immobilier. Elle explique aussi quels nouveaux services PAP va apporter à ses internautes, annonceurs ou visiteurs.

 

Pourquoi cette violence ? Pourquoi vouloir l’extinction des agences ? Madame Joly commet plusieurs erreurs. D’abord on vit mal avec un opposant sur son marché. C’est tellement vrai qu’en 2008, revenu aux affaires à la tête de la FNAIM, j’ai obtenu du directeur général de l’époque qu’il interrompe une campagne d’affichage qui exposait partout le message "Agence s’abstenir", pour que les propriétaires vendeurs comprennent qu’il ne fallait surtout pas confier son bien à un professionnel. L’homme avait compris que ni lui ni moi n’avions intérêt à cette attitude et que si nous devions faire assaut de moyens publicitaires pour faire de l’ombre à l’autre nous y laisserions la santé financière de nos maisons et toute notre énergie. Pourquoi ? Parce que - deuxième raison - dans la vraie vie, il faut offrir les deux voies, le recours à un professionnel et le rapprochement sans intermédiaire. Cette liberté est majeure. Il y a une fraction des ménages qui ont besoin de la réassurance d’un agent immobilier et des services qu’il propose, moins indigents que ne le dit Madame Joly. Cette caricature est fâcheuse : non, le professionnel ne se contente pas de publier une annonce. Et celui qui écrit cela sait avoir la dent dure envers les agents immobiliers quand ils le méritent. D’autres vendeurs et acquéreurs veulent s’occuper eux-mêmes de tout, acceptant le risque que les choses ne se passent ni si vite ni si bien qu’ils le croient.

 

Et comme il y a une justice dans le marché des transfuges du gré à gré passent du côté de l’intermédiation, déçus par leur expérience, comme des déçus du recours à un professionnel se tourneront vers les services de PAP. Je n’ai d’ailleurs jamais souscrit, et je m’en suis expliqué auprès de ses auteurs, l’UNIS en l’occurrence lors de son Congrès de Lyon en 2017 - à l’idée d’imposer de passer par un professionnel pour une transaction. D’abord il eût fallu une organisation ordinale des agents immobiliers s’ils avaient été en situation de monopole, pour que l’État ait plus de garanties et de pouvoir de contrôle direct sur l’orthodoxie des pratiques, mais surtout c’est le plus sûr moyen de faire baisser la valeur ajoutée. La concurrence, y compris avec l’absence de professionnel dans la relation entre vendeur et acquéreur, est saine. Bref, la situation ouverte actuelle est préférable à toute autre.

Madame Joly, en chef d’entreprise, a le devoir stratégique d’identifier ses concurrents et de bien les connaître, en mesurant leurs forces et leurs faiblesses. Pour le coup, elle se trompe de combat et d’adversaires : ses concurrents directs sont aujourd’hui les sites d’annonces les plus puissants, et entre tous celui qui fait la part belle à la mise en relation sans intermédiaire, Leboncoin, que personne n’a vu arriver. Si, un homme avait compris qu’il fallait organiser le marché de gré à gré et lui fournir des services, Patrick Joly, le père de l’actuelle présidente de PAP, et une femme, Catherine Nérésis, l’épouse du premier et mère de la seconde. Ils ont eu le discernement de vivre avec les professionnels, pas contre eux. Il y a bien eu quelques passes d’armes, et j’ai moi-même débattu avec ce couple mythique de créateurs plusieurs fois, publiquement ou privativement, dans le respect, pas dans la détestation. J’ai même de l’amitié pour eux. Elle ne s’est pas construite dans la brutalité stratégique, mais dans l’intégration, comme au judo : on accompagne le mouvement de l’autre. Vive PAP et vive les agents immobiliers.

source: https://www.capital.fr/immobilier/faut-il-vraiment-faire-disparaitre-les-agences-immobilieres-1324211


Recrutez et managez grâce au digital !

Les messageries instantanées, ludiques et accessibles, s’adaptent parfaitement au milieu professionnel.

Le recrutement et le management sont LES sujets en agence. Confrontés au turn-over de leurs collaborateurs, de nombreux professionnels de l’immobilier sont un peu perdus. La plupart sont des chefs d’entreprise mais pas forcément des managers. Apporter des réponses à ces problématiques ne tombe en effet pas toujours sous le sens pour eux. D’où leurs difficultés à recruter une équipe, l’animer, la motiver, lui donner envie de rester… Sauf que, sans une équipe dynamique, volontaire et à l’écoute, difficile  d’être performant.

Et si le digital était la solution ? Et si pour communiquer de façon efficace avec votre équipe, vous utilisiez les outils très simples dont on se sert dans la vie de tous les jours ? A l’heure où le digital est partout, il est temps de vous remettre en question et de vous demander comment redonner de la valeur humaine à vos actions. Suivez le guide…

Utilisez les messageries instantanées pour communiquer avec votre équipe

à l’heure du tout digital, on communique de plus en plus via les réseaux sociaux mais pas seulement… D’autres outils explosent en termes d’utilisation. Et ici, il ne s’agit pas des mails mais bien des messageries instantanées comme WhatsApp et Messenger. On les pensait réservées au cadre familial, à nos proches, en réalité elles s’adaptent également très bien à la vie de l’entreprise et à un management de proximité.

Moins formelles, ces messageries ont un côté ludique, accessible. Elles apportent une instantanéité dans la lecture et la réponse, permettant un dialogue rapide, simple, et facilitent donc la compréhension des messages et la mise en relation.

Parlez à vos collaborateurs comme à vos proches
Les moins de 40 ans sont très friands de ce type d’outils. Ils les utilisent au quotidien, bien plus que les textos. Vous avez une équipe constituée de collaborateurs âgés de 25 à  40 ans ? Alors, apprenez à parler «leur langage ». Familiarisez-vous avec leurs outils de prédilection pour éveiller leur intérêt et susciter leur réactivité. Employez un ton léger. Parlez leur  simplement comme à vos proches. Ils se sentiront considérés de manière différente. L’effet sera immédiat !

Créez un groupe sur WhatsApp pour un retour immédiat

Servez-vous en, par exemple, pour les challenger avec des messages quotidiens. Prenons le cas d’une réunion. Si vous leur adressez un mail pour leur rappeler cet événement, celui-ci se noiera dans la masse des autres mails. La plupart de vos collaborateurs ne le liront pas, ou tardivement, et ils seront encore moins nombreux à vous répondre. Vous devrez alors les relancer. En revanche, si vous créez un groupe sur WhatsApp, en y incluant les membres conviés à cette réunion, et que vous leur dites : « Salut à tous, rappelez-vous, mardi prochain, nous avons rendez- vous à 11h pour notre réunion de rentrée. Quels sont les sujets que vous souhaitez aborder ? ». Vous aurez une audience  immédiate. Vos collaborateurs se sentiront automatiquement concernés et le taux de réponse grimpera en flèche. L’autre avantage de ces outils ? Vous verrez tout de suite si le message a été lu et par qui. Finalement, vous aurez déjà un début de réponse à votre question avant même de savoir si votre équipe s’intéresse à votre message.

Recrutez via LinkedIn

On se rend de plus en plus compte que les réseaux sociaux sont très bien adaptés au recrutement. Il faut, en revanche, faire attention à bien différencier les messages que l’on va poster sur les différents réseaux. Pas question de communiquer de la même manière sur Facebook et LinkedIn. Sur Facebook, le ton doit être plus léger, plus décalé. Sur ce réseau, vous pouvez parler de vous, de votre réussite, de vos collaborateurs, de vos biens, de vos clients satisfaits… LinkedIn est un réseau professionnel qui compte 12 millions d’utilisateurs en France (7% des profils sont des commerciaux).

Sur LinkedIn, on est vraiment sur du BtoB. Le ton est forcément plus sérieux. Vous devez parler chiffres, clients, rentabilité, statistiques… L’avantage de ce réseau pour le recrutement ? Beaucoup de négociateurs y sont. Vous pouvez donc y poster vos annonces. Elles atteindront forcément la bonne cible. Si vous avez l’habitude de communiquer sur votre entreprise (qui vous êtes, ce que vous faites réellement…) sur ce réseau, vous aurez ainsi une communauté qui vous suit. Le jour où vous recruterez, vous attirerez des profils qui vous connaissent et qui s’intéressent véritablement à vous.

Source: Recrutez et managez grâce au digital !


Robin: meilleur candidat du mois de Novembre!

Robin, professionnel expérimenté de l’immobilier à Paris nous fait part de son témoignage suite à son recrutement réalisé cette année par MeilleursCandidats.fr 

 

  • Bonjour Robin, quel est votre parcours et cursus?

Je suis initialement issu d'une formation de géomètre topographe avec 6 ans d’expérience à mon actif dans cette profession.

A la suite d’un licenciement économique en 2014, j’ai entrepris de me réorienter vers le domaine de l’immobilier dans le cadre d’un BTS obtenu en « cursus accéléré ».

A cette issue, j’ai intégré une agence immobilière située dans le 12ème   rattachée à un groupe Parisien qui est spécialisé en transaction immobilière.

 

  • Qu’est-ce qui vous a amené à vouloir changer de poste et d’entreprise ?

Au bout de 3 ans d’activité dans la même agence  et en charge de la « transaction classique » en immobilier résidentiel, j’ai ressenti une envie de changement et de renouveau, tout en souhaitant rester dans le domaine de l’immobilier.

Le hasard a fait que durant cette période, MeilleursCandidats.fr m’a sollicité de manière spontanée via linkedin pour me proposer une rencontre et un échange personnalisé : par rapport aux différentes entreprises partenaires susceptibles d’être intéressées par mon profil.

 Après 2 entretiens réalisés avec Hugo, il a su parfaitement cibler mes attentes et être force de proposition en appuyant ma candidature auprès d’une startup spécialiste de l’investissement immobilier "clé en main" : la société qu’il me conseillait de rejoindre pour me reconvertir en tant que chasseur immobilier. J'ai ensuite eu un très bon contact avec mes directeurs actuels qui ont donné une suite favorable à ma candidature.

  • En quoi votre nouveau poste et ce changement vous apportent satisfaction ?

J'ai pris le risque en Mars dernier, de quitter mon poste pour tenter une nouvelle aventure et je ne le regrette absolument pas aujourd'hui !
Je m’épanouis au quotidien dans une dynamique d’équipe qui bénéficie d’une excellente synergie et d’une bonne ambiance de travail, ce qui reste primordial pour moi.

Notre clientèle et nos processus quotidiens sont sensiblement différents de ceux de lorsque j’étais en agence immobilière « traditionnelle ». J’ai le ressenti de travailler d’une manière plus pertinente étant donné que je n'ai plus à rechercher des mandats de vente auprès de particuliers. Je travaille essentiellement avec des agences immobilières qui sont nos partenaires. Enfin, du fait que notre clientèle soit composée uniquement d’investisseurs : les prises de décisions sont nettement plus rapides et les ratios de vente bien plus élevés sur le principe ou nous faisons  gagner de l'argent à nos nombreux clients !

J'adresse encore un grand merci à MeilleursCandidats.fr car sans l’intervention d’Hugo à l’époque, je n’aurais probablement pas fait la démarche d’entreprendre un changement de poste et encore moins avec la chance de trouver une si belle entreprise !

Félicitations à Robin, élu « Meilleur Candidat » en Novembre 2018!

Interwiew réalisé par hugo Bolzinger, fondateur de MeilleursCandidats.fr et Robin, le candidat.

Les questions à se poser avant de choisir une franchise immobilière

Débuter une aventure entreprenariale   sous l’égide d’une marque et bénéficier d’un accompagnement : l’idée a de quoi séduire tout agent immobilier qui souhaite ouvrir sa propre agence. Tour d’horizon des bonnes questions à se poser avant de sauter le pas. 

1. Quel montant puis-je investir ?

"Avant de vous lancer dans l’aventure, votre première sélection doit se faire en fonction du niveau de l’apport personnel que vous souhaitez investir", explique Bernard-Yves Saint Paul, directeur du cabinet de conseils BYSP&GO. Selon l’emplacement préconisé, la surface, le nombre de salariés et les travaux nécessaires pour s’adapter au design du concept, les montants à investir peuvent être très divers d’une franchise à une autre. "La plupart des banquiers exigeront que votre apport personnel correspondent au tiers du droit d’entrée demandé et du montant total d’investissement nécessaire", précise-t-il.  Autre point de vigilance : "prévoir le fond de roulement nécessaire entre l’ouverture de l’agence, les premières transactions et les premiers encaissements".

2. Les autres franchisés sont-ils satisfaits ?

"Rapprochez-vous des franchisés déjà en place pour vous assurer de leur degré de satisfaction", conseille Bernard-Yves Saint Paul. Dans cette optique, il est préférable de les sélectionner vous-mêmes et de ne pas vous contenter de rencontrer uniquement ceux imposés par le franchiseur. "Interrogez-les sur la qualité de l’accompagnement sur le plan du marketing, de la communication, de la formation initiale, de la formation continue et de la rentabilité de l’affaire… Tous ces éléments sont des facteurs clés de réussite", souligne-t-il. L’objectif ? S’assurer que la mutualisation des moyens est bien au rendez-vous. "N’hésitez pas également à interroger directement le franchiseur sur son plan de formation, par qui est réalisée la formation, sans oublier sa capacité d’accompagnement en matière de gestion et de management", ajoute-t-il.

3. Quel est le positionnement du franchiseur ?

Choisir une franchise ne s’improvise pas et mérite une enquête approfondie. A minima, posez-vous les questions suivantes. Qui dirige le réseau ? Quel est son parcours ? A-t-il créé d’autres structures et celles-ci ont-elles été prospères ? Quel est le positionnement de la marque ? Quelle est la stratégie digitale et marketing ? Quels sont les outils développés ? Aurais-je une visibilité sur ma zone de chalandise grâce à la communication locale ? "L’immobilier étant un univers hyper concurrentiel, il est essentiel de faire preuve d’attractivité et d’ingéniosité pour sortir du lot et décrocher de nouveaux mandats", précise Bernard-Yves Saint Paul.

4. Quelles sont les modalités de sortie ?

"Vérifiez si un nouveau droit d’entrée est dû à l’échéance du contrat. Si c’est le cas, vous ne serez pas propriétaire de votre secteur", prévient le directeur. Autre point à ne pas négliger : les clauses de non concurrence. Si vous décidez de sortir du giron de votre enseigne, il y a en effet de fortes chances que vous conserviez la même activité. L'interdiction d'exercer une activité similaire et concurrente durant une période et dans une zone géographique données pourrait grandement nuire à votre avenir professionnel. "Enfin, prenez garde à faire corréler la durée du contrat, la durée du bail, sans oublier la durée de vos investissements", conclut Bernard-Yves Saint Paul

source: ImmoMatin / stéphanie Marpinard


Clémence, élue meilleure candidate du mois d'Octobre!

Clémence, professionnelle expérimentée de l'immobilier à Paris nous fait part de son témoignage suite à son recrutement réalisé par MeilleursCandidats.fr

 

  • Bonjour Clémence, quel est votre parcours et cursus?

Il y a 6 ans, j'ai eu l'opportunité de rejoindre le domaine de l'immobilier en tant que négociatrice au sein d'un réseau d'agences parisien. J'ai ensuite eu l'occasion de changer un intégrant cette fois-ci, un grand groupe d'agences immobilières présentes au niveau national.

 

  • Qu'est-ce qui vous a amené à vouloir changer de poste et d’entreprise ?

Au fil des années, je me reconnaissais de moins en moins dans la politique interne et la philosophie des gros réseaux qui ont tendance à "industrialiser" les processus et le métier d'agent immobilier. En définitive, il en ressortait de moins en moins de considérations et de préoccupations pour les clients.

 

  • En quoi votre nouveau poste et ce changement vous apportent satisfaction ?

Aujourd'hui grâce à MeilleursCandidats.fr j'ai rejoint en tant que salariée, une  startup qui innove réellement dans le domaine de l’immobilier grâce à ses outils et services digitaux "2.0". Nous proposons une commission fixe attractive et des services innovants : comme par exemple la visite virtuelle et la prise de rdv directement en ligne sur notre site, ce qui nous permet de nous démarquer sensiblement de nos concurrents. L'entreprise prépare également le lancement de nouveaux projets, toujours digitaux (qui n'existent pas encore sur le marché) et je trouve particulièrement intéressant de pouvoir y contribuer au quotidien. Enfin, la philosophie de notre fondatrice et de mon équipe correspond totalement à la mienne, ce qui rend le quotidien beaucoup plus simple et agréable !

 

                                                                                              Félicitations à Clémence, élue « Meilleure Candidate » en Octobre 2018!

 

 Interwiew réalisé par hugo Bolzinger, fondateur de MeilleursCandidats.fr et Clémence, la candidate.

"Seules les agences qui jouent le jeu du digital prennent des parts de marché"

MeilleursAgents a dévoilé, dans le cadre du salon Rent, les résultats de son étude OpinionWay dédiée aux nouveaux comportements et attentes des vendeurs. Sébastien de Lafond, son fondateur, nous en révèle les principales leçons à retenir. 

Quels sont les principaux enseignements de cette étude dédiée aux nouveaux comportements et attentes des vendeurs ?

Le processus de vente d’un bien immobilier est très long. Entre la mise en route du projet et la signature chez le notaire, la durée est de 15 mois. Même si 79 % des Français jugent ce projet immobilier enthousiasmant, il représente une source d’inquiétude pour plus de la moitié des personnes interrogées, en raison notamment des enjeux financiers et du délai de vente. On retrouve ainsi des sentiments partagés entre la joie induite par un changement de vie et un sentiment de stress lié à la peur de ne pas vendre au bon prix ou dans les temps. Pour se rassurer, les particuliers adoptent, dans un premier temps, une approche digitale puisque 76 % effectuent en priorité une recherche de prix sur Internet, puis physique en agence. L’agent immobilier conserve ainsi son rôle de conseiller référent pour la moitié d’entre eux.

Pourtant, plus de la moitié des vendeurs interrogés souhaitent vendre entre particuliers. Comment expliquez-vous une telle résistance du modèle de particuliers à particuliers ?

Aujourd’hui, un tiers des ventes en France est, au final, réalisé entre particuliers. Lorsqu’on les interroge sur leurs motivations, ces derniers invoquent pour 57 % le coût de la commission, mais aussi le gain de temps dans le processus de vente pour 23 % d’entre eux et le manque de confiance envers les agences pour 22 %. Il y a donc encore aujourd’hui beaucoup de travail de pédagogie à faire auprès des particuliers pour leur expliquer la véritable valeur ajoutée d’une agence immobilière.

Que doit faire aujourd'hui l'agent l'immobilier pour renforcer sa crédibilité ? 

Je suis persuadé que ce travail de pédagogie permettra à l’agent immobilier de gagner des parts de marché. Les résultats parlent d’eux-mêmes : le taux de transformation d’un bien mis en vente via une agence est de 93 %, contre 77 % lorsqu’il s’agit de ventes entre particuliers. Une agence immobilière est aujourd’hui beaucoup plus efficace qu’un particulier, mais trop de monde l’ignore encore. Dans cette optique, il y a un travail d’évangélisation à réaliser pour expliquer le métier d’agent immobilier.

64 % des Français rencontrent des difficultés à choisir une agence immobilière... Comment une agence peut-elle se différencier de ses concurrentes ?

Pour gagner les cœurs et les mandats des particuliers, l’agent immobilier doit  les rassurer en amont sur ses compétences, son savoir-faire et sa valeur ajoutée à l’aide d’éléments factuels, soigner le relationnel et leur apporter tout un panel de services, tels que des tableaux de bord pour suivre les visites ou encore des outils de suivi de performance de l’annonce. Aujourd’hui, seules les agences qui jouent le jeu du digital prennent des parts de marché et augmentent considérablement leurs taux de mandats exclusifs. Pour un professionnel de l’immobilier, la bonne approche est d’avoir une stratégie qui combine à la fois le digital et le physique.

Source: "Seules les agences qui jouent le jeu du digital prennent des parts de marché"

Entreprise: recruter un Agent Co ou VRP Salarié, quel statut choisir ?

Un agent commercial ou un VRP salarié ne se manage pas de la même façon. Avantages et inconvénients pour chaque statut.

 

Régulièrement les créateurs ou les agences qui souhaitent recruter un commercial nous interrogent sur les différentes possibilités.  Dans les faits, sur la base de notre expérience, le choix se limite à deux possibilités : salarié (VRP exclusif négociateur) ou indépendant (agent commercial). Ces statuts sont très différents juridiquement et, au delà des problématiques économiques, sociales et fiscales, la question est surtout de savoir quel type de management le responsable de l’agence souhaite mettre en place. En effet, le négociateur VRP exclusif est un salarié de l’agence, à laquelle il est lié par un contrat de travail. Pour mémoire, selon la jurisprudence, un contrat de travail est reconnu comme tel lorsque les critères suivants sont réunis :

  • une rémunération ;
  • une prestation de travail ;
  • un lien de subordination juridique entre les cocontractants (l’employeur et le salarié).

Agent commercial, une gestion simplifiée

Concernant l’agent commercial, c’est très différent car il s’agit d’un professionnel indépendant. Le lien juridique qui le lie à l’agence immobilière est un contrat commercial.

Cette différence juridique est absolument Fondamentale car elle dictera le principe même des relations entre l’agence et le commercial : manager un VRP permettra à l’employeur d’exercer son pourvoir de direction. L’agent commercial, lui, est autonome : c’est un professionnel indépendant.

Du point de vue de l’agence, c’est une conclusion assez simpliste, mais il est préférable d’engager un commercial qui ne serait pas performant en contrat d’agent commercial : pas d’avance sur commission à verser et aucune charge à payer par l’agence tant qu’aucune vente n’est réalisée. Dans le cas contraire, un commercial très performant (à partir de 100 000 euros de commissions encaissées pour l’agence) est plus rentable pour l’agence en étant salarié. Ce qui est très important, c’est de ne pas manager un agent commercial comme un salarié. Dans ce cas, le risque de requalification du contrat d’agent commercial en contrat de travail est élevé. Pour se prémunir contre ce risque, il est primordial que le manager soit très cohérent entre son mode de management et le statut finalement choisi, mais également qu’il limite les éléments qui permettraient de matérialiser le lien de subordination, comme imposer des horaires et des permanences. Cependant, il peut arriver que le dirigeant de l’agence n’ait pas le choix : dans certaines régions, les commerciaux sont tous des indépendants !

Différences entre les deux statuts

 

Source: « Agent Co ou VRP, quel statut choisir ? », Jean-Baptiste Paliès.